Beaucoup de nos clients et visiteurs sont interpellés par les graffs peints sur les murs du Studio Photo Factory. Face à tant d’admiration et d’intérêt, nous avons profité de la presence de Menace lors de la réalisation de son dernier graff sur nos murs pour conduire une petite interview dont nous vous livrons les détails dans cet article.

Comment es-tu devenu graffeur professionnel ?

J’ai découvert le graffiti à 12 ans et cela a été pour moi une révélation, au même titre que la culture hip hop et le rap dont elle découle. Pendant les premières années, ma passion était le graff et je ne pensais pas tellement à développer cette activité en quoi que ce soit à part un hobby. Puis j’ai eu la chance d’aller à New York et ai rencontré par hasard une personne qui customisait des casquettes avec des graffs. Evidemment j’en ai ramené une et tous mes amis en étaient dingues. C’est comme ça que j’ai commencé à faire des graffs : sur des casquettes! Puis on m’a assez vite demandé de créer des décorations de chambres d’enfants avec leurs prénoms. Et le tout a très rapidement évolué sur des demandes de dessins plus poussés, plus figuratifs, plus détaillés, ce qui a développé mon sens artistique, toujours dans ce même genre.

A l’époque, le Street Art n’était pas vraiment à la mode, donc je réalisais mes travaux en parallèle de mon métier d’éducateur pour enfants. Puis les demandes se sont multipliées et j’ai maintenant la chance de vivre de ma passion.

Quelles prestations proposes-tu actuellement ?

Aujourd’hui, je propose tous types des dessins customisés que ce soit en déco d’intérieur ou d’extérieur, mais aussi des performances live sur des évènements de peinture, des ateliers de formation en graffs. Mes ateliers plaisent beaucoup aux enfants mais j’ai même des clients de 80 ans qui apprennent à graffer ! Je travaille également dans la décoration des chars du carnaval de Nice.

Quelle est ta démarche artistique ?

J’aime travailler par thèmes. Par exemple ma série sur les animaux m’a permis d’expérimenter sur le dessin des matières – écailles, plumes, pelages. D’autres séries ont pour thème les cranes, les horloges ou les sabliers. Tout dépend de mon inspiration du moment. L’intérêt est de parcourir d’autres sujets, de découvrir d’autres techniques. Cependant, mon sujet favori reste le Tattoo New School qui par chance est très demandé actuellement pour des décors urbains, sans doute pour son côté plus figuratif.

Par contre, je n’aime pas le monde de l’art actuel car il a travesti la culture Street Art, l’a édulcorée et vidée de son sens, de son message originel. L’heure n’est plus à la contestation mais au conformisme marketing et commercial; on peut d’ailleurs observer la même évolution dans le rap. C’est dommage…

Mon but dans la vie ? Laisser une trace…

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